mercredi 2 janvier 2013

Dimanche 18 novembre de Boca de Huergano à Cangas del Narcea


 Impression de déjà-vu : je descends à 8h05, 5mn après l'heure présumée du début du service du pdj ( on me l'a indiquée la veille ) et là, même scénario que la veille près de Santander, sauf que la salle des pdj est carrément fermée!
Pareil que la veille, je patiente en allant mettre ma valise dans le coffre*.
Je reviens sonner la clochette de la réception de l'hôtel, rien...
Au bout de 2mn de réflexion, je crois me rappeler qu'à l'extérieur de l'hôtel, il y a une sonnette.
Je ressors, je sonne : au bout d'un bon moment, une voix me demande ce que je veux et je baragouine "desayuno" : le gars comprend et me dit qu'il arrive ( enfin, je suppose ;-) )
Et en effet, il doit habiter ailleurs que sur place car au bout de 5mn je le vois arriver en voiture!
Il me fait rapidement, à ma demande, un verre de lait chaud dans lequel je verse mon habituel café soluble, il me sert un jus d'orange, ô merveille, du fraîchement pressé ( il a une machine pour cela :-) ) et après un instant me rapporte une grosse tranche de pain grillée ( tostada, je crois ), miam, c'est exactement le pdj que j'aime, parfait :-))

pdj à l'hôtel Tierra de la Reina

pdj à l'hôtel Tierra de la Reina


Je peux donc partir vers de nouvelles aventures,

hôtel Tierra de la Reina


sous un ciel gris mais avec de petites éclaircies de tps en tps, et puis ça n'est pas un ciel gris tristement uniforme comme on en a souvent en RP en cette période : il a plein de nuances du gris foncé au clair, et percé par qq rayons furtifs, ça donne de belles scènes ( cherchez l'arc-en-ciel! ), même si, encore une fois, quand je regarde mes photos, je suis déçue du rendu par rapport à mon oeil... ( d'où le comparo avec des photos "hautes en couleurs" )
Je longe, à flanc de montagne, une drôle de plaine brunâtre, et je m'aperçois au bout d'un moment sur mon GPS qu'il devrait en fait s'agir d'un lac!
En fait, c'est un lac de barrage, mais dont le niveau est très bas et ça n'est qu'au bout de qq km que j'aperçois enfin de l'eau!

J'ai ensuite continué ma route dans les montagnes, avec un temps plutôt au gris mais qui donnait quand même de très beaux effets sur les paysages quand un rayon de soleil perçait :-)






























Peu de temps après, dans un village, j'ai vu mon premier beau horréo en bois :-)
C'est une sorte de grenier sur "pilotis" pour éviter que les rongeurs n'arrivent à rentrer et à tout dévorer! Même l'escalier qui y mène, oh, comme c'est bien vu, s'arrête "une marche avant la porte", pour qu'il y ait tjs ce fameux espace infranchissable pour les sales bestioles dévoreuses de récoltes ;-)

Mon premier beau horréo en bois :-)


Mon premier beau horréo en bois :-)


J'avais lu cela dans mes guides ( et ça m'a bien sûr fait penser aux équivalents portugais, les "espigueiros" ( mais en pierre ), que Francis et moi avions largement photographiés quand nous étions en vacances dans le Nord du Portugal ( qui, finalement, n'est pas si loin que ça d'ici! )
J'avais donc hâte d'en voir et celui-ci était particulièrement beau et bien conservé, d'ailleurs il y avait devant un panneau explicatif! Son toit recouvert de feuilles mortes était du plus bel effet! Et on aurait dit un mini chalet :-)
Qqq liens sur les horréos :

La version espagnole :

http://es.wikipedia.org/wiki/H%C3%B3rreo

la version anglaise :

http://en.wikipedia.org/wiki/H%C3%B3rreo

Dans le village suivant, je vois un gars marcher d'une drôle de façon sur le bas-côté, un peu en se dandinant.
Sans doute du fait de cette allure bizarre, j'ai fait un truc que je n'aurais sûrement pas fait sinon : en passant, je l'ai bien observé de la tête aux pieds pour voir pourquoi il marchait comme un crapaud!
J'ai vite compris la raison : il marchait avec des sabots en bois "de chez sabots en bois", des vrais de vrais comme on en voyait "dans le temps" ( enfilés par dessus des chaussons genre charentaises! ), et en plus, avec des drôles de boules en-dessous de la semelle, comme des mini-échasses ( bon, OK, là encore, la photo aurait été bienvenue :-/ )
Vous me connaissez, je ne pouvais pas laisser passer ça : freinage et dérapage au frein à main ( enfin, presque ;-) ) et je l'attends de pied ferme "ohla, mon brave, en voilà de bien beaux souliers! M'autoriseriez-vous à leur tirer le portrait?"
Tout fier, le gârs, ne se le fait pas demander deux fois et opine du chef!
Je prends donc les chausses anachroniques en photo et, le sentant dans de bonnes dispositions ( attention, c'est qu'il faut les sentir, ces gaillards-là, avant d'aller plus avant, sinon ça peut devenir dangereux! ), je lui demande si je peux aussi le prendre en photo lui-mm!
Encore plus fier, il opine encore plus du chef, et je fais donc tout un texte de watt mille mots à propos de 2 photos!
Quand je pense que j'en fais dans les 3 à 400 par jour :-///





Plein de beaux paysages de montagnes, je passe deux cols dans les 1500m, et je passe en Asturies, où la route devient immédiatement toute pourrie, impressionnant la différence avec la "Castille et Leon" ( où il doit y avoir des "séparatistes" convaincus, car j'y ai vu bcp de panneaux où le mot "Castille" était rageusement barré! )
D'ailleurs, le panneau "Asturias" où j'arrive est lui furieusement corrigé en "Asturies"
Là, c'est un problème de langues régionales, mais les deux problèmes se rejoignent, je suppose...
Je venais à peine de me dire que j'allais m'arrêter pour prendre en photo les méga nids de poule du côté asturien que je dois piler à l'entrée d'un tunnel : grosse chute des nombreuses pierres, dont certaines de la taille d'un ballon de rugby, et sur toute la largeur de la route, donc pas question que ma Corsa chevauche ça!
Pas le choix, je me mets en warning et je me casse le dos à déplacer les plus gros cailloux ( aux arêtes bien effilées, j'ai fait gaffe en les prenant ) sur le côté pour frayer un passage à ma bibiche!



En plus, je me pèle car la température a baissé jusqu'à 2°!
Dès le tunnel passé, me voici dans un beau brouillard, mais quand il laisse quand même apparaître la végétation d'automne aux tons jaune orange et rouge, c'est un enchantement pour l’œil... et un peu moins pour l'objectif de l'APN, hélas, comme d'habitude!
Mais moi, je me régale! Je préfère 100 fois à à un ciel gris uniformément "plombé"!
Je me réjouis de ne finalement pas être venue à moto ( j'y avais songé, en prenant le bateau de St Nazaire à Gijon, mais le prix de 100€ plus cher que la version avion + location, et la mauvaise météo prévisible en novembre m'ont découragée ) non seulement à cause du froid, du brouillard et des chutes de pierres ( à moto, j'aurais dû nettement plus dégager la route que ce que j'ai fait là ) mais aussi à cause des milliers de feuilles mortes ( glissantes! ) qui jonchaient la route!
J'aurais peut-être aussi été plus surprise et j'aurais freiné trop fort en voyant les deux biches qui ont déboulé juste devant la voiture! Re-pilage, et j'ai profité des qq secondes d'hésitation d'une des deux biches apeurée pour dégainer mon APN : hélas, comme c'était en sous-bois et qu'il faisait assez sombre à cause du brouillard environnant, la photo est floue, mébon, petit souvenir quand même :-) : on la voit se glisser sous une barrière en bois!

Biche effrayée, mais si, là, à droite!

Le brouillard était peut-être des nuages car en descendant dans la vallée, ça s'éclaircit alors que je vois que c'est toujours gris dans les hauteurs...
Je passe un village et son cimetière typique installé un peu à l'écart, très photogénique au milieu des paysages d'automne.
Belle vache sombre sur la route, panorama hélas inutile en ce jour nuageux, mais la forêt qui couvre une partie les montagnes est quand même bien jolie malgré tout :-)
Je redescends dans une petite vallée où coule une rivière assez remuante, les pentes des montagnes s'adoucissent pour faire place à des tas de petits près entourés de haies.

























Et je retombe sur un gars de la secte des sabots sur échasses!!
Comme il bruine, il a un superbe parapluie, donc je recommence mon cinéma et le prends en photo : ils sont bien de la même secte : lui aussi est tout fier de montrer ses sabots, et il a bien raison, c'est une belle paire!




Le jeune vacher que je croise pas lgtps après a, lui, sacrifié la tradition en s'affichant avec des Nike, ah, mon bon Monsieur, les choses ne sont plus ce qu'elles étaient...tout se perd, de mon temps...
Je longe à nouveau un autre lac de barrage au niveau plutôt bas et croise d'autres panneaux routiers où les "o" des noms des villages ont été tagués en "u"... Nuance, quand tu nous tiens...



Ouf, au bout d'un moment, je vois enfin quelques coins de ciel bleu, même si les nuages étaient photogéniques, ça fait du bien :-)
La Corsa évite avec maestria une cascade qui tombe sur le côté de la route,



et le soleil gagne de plus en plus de terrain sur les nuages, chouette,




ça tombe bien, j'arrive dans un village un peu plus important qui possède plusieurs beaux horréos ( toujours en bois, dans cette région-là ) qui resplendissent sous le soleil.
C'est en me dirigeant vers l'un deux que je me gare sur le parking d'un bar-resto-hôtel où je décide d'une pause café, et d'où je vous ai envoyé un petit mail de "mi-journée" grâce à leur wifi gratuit ;-)
Les dessous des horréos servent un peu à tout : souvent à sécher le linge, des fois à entreposer plein de bricoles inutiles, j'en ai même vu un sous lequel était garé une voiture!
Certains d'entre eux aussi ont été transformé, on a bâti un mur entre leurs pilotis, ce qui donne un espace fermé supplémentaire à son propriétaire...

Série d'horréos vus dans ce petit bourg ( peut-être Rioseco? )  :

Horréo en Asturies

Horréo en Asturies

Horréo en Asturies

Horréo en Asturies

Horréo en Asturies

Horréo en Asturies

Horréo en Asturies

Horréo en Asturies


Puis soudain, changement de décor, j'arrive dans une grande ville : Oviedo, où je devrais faire étape en théorie!
Mais les nombreuses recherches de logements lors de ma prépa ne m'avaient pas permis de trouver un logement vraiment à mon goût, je dois être exigeante : beau, avec du wifi et à un prix correct ;-)
Bref, cette première incursion dans une grande ville espagnole ( pour ces vacances! ) me donne l'occasion de signaler qu'un des points positifs du Guide Vert Michelin ( que j'abrégerai désormais en GVM! ), par rapport au GDR ( Guide du Routard ), c'est que pour les villes, justement, il a la très bonne idée de citer les noms des parkings les plus proches des belles choses à voir!
Et c'est hyper pratique quand on est en voiture ( à moto, on se gare un peu où on veut! ), et encore plus quand on a un brave GPS qui connait les principaux parkings!
Ce que je l'aime, mon GPS! Je craignais qu'il ne me lâche de tps en tps, car il l'a fait une ou deux fois lors du WESXT en Ecosse, mais a posteriori, je crois que ça n'était qu'un histoire de mauvais branchement : l'ancien chargeur "branlotait" dans la prise allume-cigare, et c'est ce qui ne plaisait pas au GPS; depuis qu'il a un beau chargeur tout neuf, lui-mm est comme neuf, brave bête :-)))
J'aurais vraiment du mal à partir en vacances sans GPS, désormais, ça gagne tellement de temps, particulièrement en ville!!
Euh, ça y est, je me suis égarée... :-/
Ah, oui, donc grâce au GVM et à mon GPS, j'avais rentré dans mon RB ( préparé avant mes vacances ) un parking bien central pour visiter la ville, et il était vraiment central : j'étais à deux pas de la cathédrale, elle-même bien située au milieu de qq beaux bâtiments anciens :-)


Oviedo

Special attention ;-)
Oviedo


Oviedo

Cathédrale d'Oviedo

Oviedo

Oviedo

Oviedo


Oviedo

Oviedo



















Je n'ai pas pu y rentrer car elle est fermée à la visite le dimanche, mais la photographier de l'extérieur m'a suffit! J'avais d'autres priorités ( il était 14h passées, devinez lesquelles ;-D ), comme aller à la Calle Gascona, plus connue sous le nom de "boulevard du cidre", le cidre étant une religion en Asturies ;-)


Oviedo

Calle Gascona, Oviedo

Calle Gascona, Oviedo















Après un A/R dans cette rue, et la lecture de qq menus de restaurants, mon choix s'est porté sur Tierra Astur, une cidrerie-restaurant-boutique qui portait beau de l'extérieur.

http://www.tierra-astur.com/sidreria-restaurante-asturias/gascona/la-sidreria_108_1_ap.html

**Ce qui m'a rassurée, c'était que c'était rempli à l'intérieur ( bon signe, surtout hors-saison : plein de tablées de familles espagnoles! )
Le petit problème, justement, de ces grandes tablées de 5, 6 ou plus, c'est que les plats étaient un peu en conséquence : de grosses portions, sans doute à poser au milieu de la table et à partager :-(
Donc j'ai dû restreindre mon choix ( j'ai été désolée de n'avoir pas trouvé dans leur menu une planche "charcuterie-fromages" de petite taille ) et finalement, j'ai pris du fromage de chèvre chaud avec tomates, qui s'est avéré très bon, même s'il n'est quand même pas aussi goûteux, je trouve, que nos chèvres français ( il m'a furieusement rappelé un fromage mangé lors de mes vacances en Grèce, lors d'un déjeuner à Metsovo! ) et des ( gros! ) champignons asturiens ( revus ailleurs depuis, sortes de méga chanterelles? ) panés et recouvert d'une sauce au Cabrales ( si vous avez bien retenu votre leçon, je vous en ai déjà parlé à propos de mes poireaux au Cabrales de mon dîner de la veille : le Roquefort du coin ) bien tentante puisque j'avais adoré la sauce de mes poireaux!
Hélas, je n'ai guère aimé ni le goût des champignons, un peu amers, ni la sauce au Cabrales, bien trop puissante et donc salée :-/
Pour accompagner le tout, j'avais bien sûr commandé dès l'entrée une bouteille de cidre :  on ne le sert pas au verre, ici, ou plutôt si, on vous le sert dans un verre, mais il faut commander une bouteille entière ( bah...0,75l! ), euh, vous suivez?
Quand je dis qu'on vous le sert dans un verre, ça n'est pas anodin : c'est la spécialité des cidres asturiens : dans les vraies "maisons" qui se respectent, les serveurs lèvent la bouteille très haut, et, surtout sans regarder le verre qu'ils tiennent très bas ( sinon, ça serait trop facile! ) ils versent ( donc au jugé!!! ) le cidre de très haut dans le verre!
Spectaculaire et amusant!
Et comme ils ne visent pas tjs absolument juste ( le démarrage est des fois un peu...flou! ), forcément, ça tombe un peu par terre, et pour ne pas que ça soit trop glissant, il y a des tas de fins copeaux de bois pour absorber ces "erreurs de visée" ;-)) J'ai d'ailleurs vu un gros tonneau rempli de sciure dans le resto!
D'ailleurs, je me rappelle qu'un de mes guides explique que dans certains restos un peu classes, il est précisé que le cidre n'est servi à la mode asturienne qu'en terrasse! Pfff, petits joueurs qui ne respectent pas la tradition!
 Autre remarque : si j'avais su plus tôt qu'il y avait un dépôt qui se formait au fond des verres et qu'il fallait jeter ce fond avant de redemander un coup de cidre, je l'aurais fait volontiers eu égard à mon estomac fragile!
J'avais bien vu deux ou trois gars le faire, mais je ne me sentais pas assez "dans le trip" pour oser moi-même jeter le fond de mon verre par terre ;-D

A part ça, même si j'ai bcp aimé ce moment typique, je dois avouer que le cidre "naturel" lui-mm, du Trabanco, je l'ai trouvé un peu trop...naturel, justement ;-)

http://www.sidratrabanco.com/

Je veux dire qu'il m'a rappelé, en bouche et à l'aspect ( trouble ), le cidre "maison de chez maison" bu chez un paysan breton ( Jean-Bernard Huon, près de Riec sur Belon, un pur et dur écologiste avant l'heure, qui laboure ses champs avec ses chevaux, fait son beurre à la baratte à main, chez qui j'ai logé il y a une bonne vingtaine d'années ) qui m'avait retourné l'estomac peu de temps après ;-D

Tiens, marrant, je trouve un article du Figaro sur lui!!!
Wah, ses cheveux ont blanchi!

http://blog.lefigaro.fr/agriculture/2011/05/retour-a-lancienne-dans-la-fer.html
 ( j'aurais bien laissé un commentaire pour confirmer que oui, Jean-bernard est bien réel et que je l'ai aussi rencontré, mais je ne sais pas comment trouver mon "URL" ( ? ) pour pouvoir commenter sur le site... )

Je n'étais donc pas trop tranquille, mais je l'ai bu qd mm ( presque toute la bouteille! ) et ça n'a pas été aussi catastrophique qu'avec le "pur breton", mais quand même... ;-D
En plus, au goût, je préfère très nettement, sans commune mesure, le cidre irlandais, surtout le Bulmers!

Les photos de Tierra Astur :

Tierra Astur, Oviedo

Tierra Astur, Oviedo


Tierra Astur, Oviedo

Tierra Astur, Oviedo, champignons panés au Cabrales

Tierra Astur, Oviedo

Tierra Astur, Oviedo, chèvre frit et tomates



Tierra Astur, Oviedo

Tierra Astur, Oviedo

Tierra Astur, Oviedo

Tierra Astur, Oviedo





 Grâce au plan précis ( et avec un circuit conseillé ) du GVM ( je ne regrette pas son achat!! ), j'ai continué ma visite de la vieille ville,

Oviedo

Oviedo

Oviedo

Oviedo

Oviedo

Oviedo

Oviedo

Oviedo

Oviedo

Oviedo

Oviedo



en allant notamment voir la belle placette piétonne "Trascorrales" que j'avais eu envie de voir grâce à une photo dans le guide!
Je n'ai pas été déçue, elle était vraiment mignonne!


Plaza Trascorrales

Plaza Trascorrales

Plaza Trascorrales

Plaza Trascorrales

Plaza Trascorrales















Encore un avantage du GVM par rapport au GDR : les qq photos en couleur, même s'il n'y en a pas énormément.
J'ai eu de la chance pour la visite ( et pour toute la journée d'ailleurs! ) : même si le sol était bien humide, je n'ai jamais eu de pluie ( quelques gouttes en cours de route, mais vraiment très peu ), ce qui est bien agréable, il faut l'avouer!
Après 359 photos de cette place, je suis repartie vers mon parking.

Comme il n'est que 16h15 quand j'y arrive, et que je n'avais trouvé aucun logement qui m'intéressait lors de mes recherches, je décide d'attaquer le RB du lendemain pour m'avancer, tant qu'il fait jour, et d'improviser ensuite pour trouver un logement.
La route est moyennement intéressante, je trace vers l'ouest, passant au large de Grado, Salas, Tinéo...
Les seules jolies choses que je vois sur mon trajet sont des horréos en bois, dans différents états de conservation/restauration, et je ne me prive pas pour les photographier.

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies

Horréo dans les Asturies


















La route redevient jolie après Tinéo, mais le jour décline et je ne vois aucune ville sur mon trajet susceptible d'avoir des hôtels ou CH  à mon goût...
Je décide donc, plutôt que de pousser jusqu'à ville de Pola de Allande qui est sur mon RB mais qui me parait bien petite ( un seul hôtel référencé sur le GPS ) de faire un petit détour en allant plutôt voir à Cangas del Narcea, d'une part parce que c'est une plus grande ville, et a priori plus touristique, mais aussi pour ne pas avancer plus sur mon RB du lendemain car les routes sont "vertes" et je ne veux pas les emprunter à la nuit tombante, au risque de rater de beaux paysages ;-)
Après des déceptions en passant devant de sinistres hôtels référencés dans le GPS ( dans des immeubles moches au centre-ville ), je finis par tomber, vers 18h30, à la sortie de la ville sur un hôtel qui a l'air nettement plus pimpant et récent, l'hôtel la Casilla :

http://www.hotellacasilla.com/inicio1.html

Ce lien que je découvre me confirme ce que je pensais  : ce sont deux hôtels en un : le plus ancien fait également restaurant :

Hôtel La Casilla, Cangas del Narcea

et voilà celui où j'ai logé, qui est beaucoup plus récent, situé juste de l'autre côté du parking  : 

http://www.hotellacasilla.com/inicio2.html

Hôtel La Casilla, Cangas del Narcea

Hôtel La Casilla, Cangas del Narcea















Je me renseigne, pas de problème, il y a de la place, du wifi, et le prix est très bien : 27€ la chambre et 5€ si je veux prendre le pdj! ( j'apprécie cette séparation des prix, qui permet de prendre ou non le pdj )
Je m'installe enfin dans ma belle chambre proprette à 18h50 ( un record d'arrivée tardive pour moi! )

Hôtel La Casilla, Cangas del Narcea

Hôtel La Casilla, Cangas del Narcea


 et
















comme je suis bien fatiguée par ma recherche de logements, j'ai la flemme de ressortir manger et je décide d'ouvrir une "ration de survie" achetée la veille à cet effet, un bocal d'"Or du Nord", du thon ( bonito ) à l'huile d'olive.

Ca n'est pas exactement cette marque, mais ça y ressemble beaucoup ( bocal du milieu ) :


http://www.almadrabadelsur.es/tienda-almadraba-del-sur/conserva-de-pescado/product/view/7/35.html

J'égoutte l'huile du bocal dans le lavabo ( ! ) et je me régale, prenant les beaux morceaux de thon d'une main et rédigeant un mail de rassurage de l'autre sur mon Ptit Blanc.




En dessert, une petite douceur à base de pâte d'amande achetée à Comillas



 ( comme le thon, mais dans une autre boutique ) et après avoir répondu à quelques mails et fait un peu de tri dans mes photos, hop, à 21h30 je suis au lit pour une bonne nuit :-)
Ah, non, oubli!
Avant de m'endormir, j'ai aussi cherché un logement sur internet à Lugo, ville que je voulais visiter ) et j'ai trouvé un bijou d'hôtel "bonbonnière" intra-muros :

http://www.pazodeorban.es/

où une promo mettait la chambre de base en utilisation single de 88€ normalement à 44€ sans le pdj ( c'est quand même un 4 étoiles! ), oui carrément moitié-prix,  donc je l'ai réservée :-)