dimanche 26 février 2012

Vendredi 10 février : Sierra de las Nieves :o)


Cette fois-ci, j'ai épuisé mes RB préparés à l'avance en France sur le GPS.

Après étude de la carte et du GDR, je décide d'aller me promener dans la Sierra de las Nieves, et d'en profiter pour repasser à Ojen le matin





et de finir par Ronda le soir, pour essayer d'en voir un peu plus que la dernière fois, où ça n'était que la première étape d'une longue journée ! Là, c'est un peu mieux, le circuit ne fait « que » 150km, et surtout, c'est essentiellement des paysages et peu de villages à visiter, ça devrait être moins long.

Arrivée à Ojen ( où, en grande habituée, je vais droit à « mon » parking où je trouve encore une place par miracle ! ), je peux enfin faire des photos sous le soleil, mais pas énormément plus car si l'autre fois il était un peu tard, là, il est... un peu tôt ;-) La façade de l'église est toujours dans l'ombre, mais j'arrive à bien prendre les orangers et citronniers plaqués sur les murs bien blancs :o)





Comme je repars par un autre côté cette fois-ci, je découvre une jolie mini-cascade dans un mur à la sortie de la ville, devant laquelle est installé un banc avec des carreaux de faïence peints.




Pas longtemps après je vois un fléchage pour « el refugio de juanar », un parador que j'ai vu dans le GDR. J'ai bien noté que le point de vue qui y est associé est à 1,5km à pieds ( chemin ), donc je n'y vais que pour l'emplacement, qui, pour un parador, doit être grandiose, et pour y boire un café.

Hélas, détour ( 8 km A/R ! ) qui n'en valait guère la peine : si la route de montagne qui y grimpe est sympa, le parador, lui, est dans un creux de montagne, complètement dans l'ombre ( j'y ai vu une fontaine dont l'eau était gelée ) et sans la moindre vue !



Comme en plus il n'est pas super « chic » ( catégorie « rural » 3 étoiles...défraichies ;-) ), je suis très déçue. En plus, mon café s'avère amer, et, parador oblige, est un des plus chers que j'ai bu durant le séjour: 1,90€. Vu l'environnement moyen, ça ne les vaut pas du tout.



A ce propos, même si le café ( ou plus précisément la noisette ) ici n'est pas aussi bon marché qu'au Portugal, il est quand même à un prix très raisonnable comparé à la Grèce, qui m'avait choquée de ce point de vue-là. Ici, je l'ai payé en moyenne entre 1€ et 1,20€ contre très souvent 2,50€ en Grèce ! Moitié moins de budget café, pour moi qui en consomme 2 ou 3 par jour en vacances, c'est pas rien ;-)

Donc retour sur la route principal et j'arrive à Monda, qui devait être une de mes étapes le mardi, mais que j'ai dû zapper pour cause de route barrée.

Bon, ça n'était qu'un point sur mon itinéraire, pas une ville recommandée par le GDR. J'ai quand voulu monter au château ( la forteresse Al Mundat ),



que je voyais de loin. En arrivant en bas de la petite route qui y montait, j'ai vu qu'il s'agissait d'un hôtel. J'étais prête à reprendre une noisette, dans l'espoir qu'elle soit meilleure, hélas, je suis grimpée sur cette mauvaise route pentue pour rien : l'hôtel était fermé ! Ils auraient pu le signaler en bas de la route !

Après Monda, le paysage d'oliveraies que je connaissais depuis la veille a changé et les terres alternaient avec des orangeraies, sur fond de montagnes arides :o)


















Voyant un panneau de direction vers Tolox, comme il était cité dans le GRD ( mais pour les randonnées alentour ), j'ai encore décidé d'y faire un petit détour ( là aussi je crois 8km A/R ! ) mais j'aurais pu m'en passer : un petit village blanc quelconque !




Retour sur mon RB, arrêt dans le petit village d'Alozaina pour acheter une bouteille de vin pour un pique-nique éventuel ( le premier, acheté à Setenil, était vraiment mauvais. J'ai beau ne pas aimer gâcher, je l'ai vidé dans le lavabo à l'hôtel en rentrant, après quelques gorgées bues hier quand j'ai pique-niqué dans la voiture ), du Rioja ( je n'ai jamais été déçue avec ce vin ! ) en promo à 1,99€ ! Comme la dernière fois, j'ai demandé à ce qu'on me l'ouvre, car si j'avais bien un couteau avec moi ( pour couper le saucisson ! ), j'avais oublié d'emporter le Laguiole avec tire-bouchon, grave erreur ;-D )

Mébon, les deux fois, les commerçants n'ont pas du tout été étonnés et me les ont ouvertes sans problème. Bien rebouchées, no souçaï, ça a bien tenu dans le coffre de la Panda !

Hélas, avec mon sens de la contradiction poussé, pas longtemps après, je voyais, à l'entrée du village de Yunquera, un restau dont la terrasse au soleil semblait me tendre ses bras.

Bon ben le pique-nique, ça sera pour une autre fois !

Et là, surprise : je n'avais pas vraiment fait gaffe au resto lui-mm, caché par sa terrasse ; je rentre et je suis enchantée par ce que je vois : une sorte de grand chalet octogonal avec toit pointu et, en son centre, une magnifique cheminée ronde dont le foyer est occupé par de bonnes grosses bûches rougeoyantes :o)

Euh, bon...des photos seront plus faciles pour décrire l'endroit !


































Je suis la seule cliente à l'intérieur, mais je ne m'inquiète pas ( d'habitude je me méfie des restaus déserts ;-) ) car il n'est que 13h50 : à l'heure espagnole, ça veut dire que le resto vient d'ouvrir il y a 20mn seulement ;-)

La dame est très aimable, parle peu anglais mais se débrouille très bien pour me comprendre et se faire comprendre ( bon, le menu est quand mm traduit en anglais, ça aide ), notamment au sujet de la cuisson de l'entrecôte au grill que je commande : saignante, of course !

Je suis en manque de viande « rouge » car à la cantine, tous les plats sont cuisinés et/ou en sauce...

Et là, je me régale : très belle pièce, bien épaisse, saignante à coeur... même les frites, dont je ne suis pas friande en général, sont bonnes, on sent plus le goût de pomme de terre que de friture.




Je ne regrette pas mon pique-nique !

Retour sur la route, où les orangers ont à nouveau cédé la place aux oliviers. Je continue à monter dans la Sierra de las nieves, les paysages deviennent rudes, le rocher prend le pas sur la végétation, les ronds-points ont pour emblème des bouquetins, on est bien à la montagne !









 Je passe El Burgo, et je m'arrête à un mirador : il y en a peu d'aménagés, mais quand il y en a, ils sont superbes ! Beau chemin dallé qui se faufile harmonieusement dans une grosse masse de rochers et redescend de l'autre côté.




En haut, la statue d'un militaire ( ? ) qui montre l'horizon à un garçon... ?




Ah mais oui, bien sûr, ça n'est pas un militaire, mais un garde-forestier, il suffit de lire, Isabelle : c'est le « Mirador del Guarda Forestal » ! Normal, on est dans un parc naturel !















Je repars et grimpe de plus en plus haut dans la sierra, je passe un col ( puerto del viento ) avec un panneau indiquant 1190m... alors que mon GPS ne constate que 1070m !




C'est étonnant une telle différence, mébon, c'est haut de toute façon...et c'est beau !



















 Je m'arrête ensuite pour laisser passer un troupeau de moutons sur la route... q'un berger s'empresse de faire redescendre dans les champs!





Ensuite je suis repartie vers Ronda, où cette fois j'ai trouvé à me garer dans un parking cité par le GDR, très central. Qq photos des photogéniques arènes mais je ne m'étends pas sur le sujet... puis photos du fameux haut "puente nuevo" et de la vue depuis celui-ci!

Boucle bouclée, j'étais contente d'avoir pu visiter plus longuement Ronda et sous un soleil qui la mettait mieux en valeur!

Vrac de photos de la belle Ronda sous toutes les coutures :




Vue dans un pub de Ronda

Les arènes






Mini-maison troglodyte à flanc de falaise!








L'ombre du pont sur la falaise


La parador de Ronda

























Finalement, en arrivant à l'hôtel ( j'ai été contente de faire la fameuse route pleine de virages et de moutons de jour, cette fois-ci, et sans migraine! ), j'aurai quand même 179km de plus au compteur!

Je l'aurai bien rentabilisée, la Panda!